Superficie : 908 ha

Nombre d’habitants : 727 habitants (2012)

Fresnes est le bourg centre du canton.
En 1913, quatre auberges sont situées sur la commune. De nos jours, il reste un restaurant à l’accueil chaleureux, ainsi que d’autres services tout aussi accueillant comme les boulangeries, la boucherie, bar-tabac, les magasins d’alimentation, d’electroménager, auto-école, garage, informatique, médecins et para-médicales, pharmacie…

Les éléments du patrimoine :

  • Vierge piété groupe, pierre calcaire du 16 ème siècle (Classée aux monuments historiques)
  • Antoinette de Naives et Madelaine de Gorcy en prières, Statues provenant du monument funéraire des Armoises, pierre, 17ème siècle.

Nous avons d’autre part, une statue du Général MARGUERITTE (Voir village de Manheulles).

Notre village a été complètement détruit pendant la 1 ère Guerre Mondiale.
Nous tenons à votre disposition, si nécessaire, toutes les photos de sa destruction et de sa reconstruction ainsi que des informations sur :

  • le monument en l’hommage de Louis Pergaud.
  • les ruines du Château d’AULNOIS détruit pendant la 1 ère Guerre Mondiale.

Le village fait partie maintenant d’une Communauté de Communes qui compte 32 communes composées de 38 villages.
Il regroupe tous les services et commerces et possède 3 établissements scolaires, de la maternelle au collège.

Origine :

  • Latin : du latin fraxinum, frêne, et peut-être de l’anthroponyme germanique Waldo
  • Le nom de ses habitants : les Fresnois, leur surnom : « les blanches pattes »
  • Patois : FRANE

Démographie

  • 1811 : 655 habitants
  • 1990 : 636 habitants
  • 1999 : 642 habitants
  • 138 jeunes de moins de 20 ans habitent sur le territoire.

Patron : Saint Pierre

Tél. Mairie : 03 29 87 31 47

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Fresnes d’hier et d’aujourd’hui

A l’époque mérovingienne, le village (Frasnidum ville) aurait été habité par des princes de la famille royale. En 635, il est donné à l’église de Verdun. La « terre » de Fresnes comprend son ancienne prévôté. En 952, un acte de l’empereur Othon stipule que l’abbaye Saint Vanne de Verdun possède quatre métairies à Fresnes.

En 1320, le village est affranchi par Henri d’Apremont, évêque de Verdun. Fresnes, faisant partie du « ban de Manheulles », est soumis aux mêmes charges que celui-ci. En 1389, Charles VI prend « sous sa garde » plusieurs fiefs dont Fresnes. En 1449, Louis de Haraucourt, évêque de Verdun fait construire une grosse tour dans le village qui est fortifié de remparts. En 1552, pendant le siège de Metz, deux cents bourguignons, qui se trouvent à une lieue et demie de Fresnes, sont battus par la garnison de Verdun.

En 1954, un accord est passé entre Charles III, duc de Lorraine et Nicolas Psaulme, évêque de Verdun asservi à de considérables contributions. Ce dernier accepte que Charles III puisse jouir de droits de souveraineté dans certains bourgs mais le duc, en contrepartie, en cède d’autres dont Fresnes.

A plusieurs reprises, Fresnes fur un lieu d’étape pour des rois de France : en 1603 pour Henri IV, en 1631 pour Louis XIII.

Fresnes et les guerres

Celle de Trente Ans (1618-1648) est faite de pillages, de meurtres, de famine et de peste.

Durant la première guerre mondiale, le village est détruit à 95 % : c’est un vrai champ de ruine.

Dans l’attente de l’attribution des « dommages de guerre », un village provisoire en bois est construit. La vie repart.

Les décennies s’écoulent mais voici la seconde guerre mondiale. Dès le 16 juin 1940, les allemands s’installent à Fresnes, ils réquisitionnent les maisons, mettent en place la Kommandantur. Les interdits et obligations abondent, le village est contrôlé. Cependant, tout doucement, la vie reprend : l’espoir de la libération est là mais une terrible méprise se produit. Le 1er septembre 1944, des rumeurs annoncent que les chars américains arrivent par la gare. Rue des Eparges, une centaine de personnes, en liesse, se précipite. Deux véhicules chenillés s’arrêtent, des rafales partent : ce sont des allemands ! C’est le drame. Deux enfants sont tués : Huguette Charles de Mesnil, 11 ans et André Dehin de Fresnes, 10 ans. Cinq personnes sont blessées dont Roger Basse de Fresnes, 11 ans. Il a une jambe sectionnée.

Le 3 septembre, sans le moindre combat, Fresnes sera libéré. Ses habitants, traumatisés, ne seront pas nombreux à accueillir nos libérateurs !

Sur le lieu du drame, une stèle a été érigée.

Aulnois

C’était un village aussi ancien que Fresnes, il se trouvait sur la voir romaine de Verdun à Metz. Henri d’Apremont, évêque de Verdun, l’affranchit en 1320 puis en 1342 cède le château médiéval à la collégiale d’Hattonchâtel. La seigneurie passe à la famille des Armoises, à Nicolas de Gourcy puis est vendue plusieurs fois.

Jusqu’à la révolution française, Aulnois reste le chef-lieu paroissial pour Pintheville et Riaville. Le château incendié au XVIe siècle, reconstruit au XVIIIe, est restauré vers 1910 par le comte Gabriel Orly. Détruit pendant la guerre 14-18, il ne laisse que quelques ruines : la base d’une des tours du château.

L’église

Elle date de l’époque gothique. Détruite lors de la guerre de Trente Ans, reconstruite en 1782-1783. A nouveau détruite pendant la première guerre mondiale, elle est reconstruite en 1925 et bénie en 1926 par Monseigneur Ginistry, évêque de Verdun. Ses deux clochers forment son originalité. Elle porte le nom de « Saint-Pierre aux liens ».

Les armoiries

Elles sont constituées d’une crosse d’or : souvenir d’un évêque qui résidait à Aulnois, d’une épée d’argent garnie d’or : souvenir d’un seigneur d’Aulnois et de trois clous d’argent.

Les monuments

Outre celui du cimetière et celui en hommage aux morts de la guerre 14-18, deux autres retiennent l’attention.

En 1884, un monument a été érigé à la mémoire du général Margueritte, né le 23 janvier 1828 à Manheulles et mortellemnt blessé à la bataille de Sedan en septembre 1870. Durant la première guerre mondiale, cette statue perd un bras, est décapitée. Restaurée en 1931, elle bénéficie en 2012 d’un nouveau « lifting ».

Un autre monument a été érigé à la mémoire de Louis Pergaud, écrivain français, prix Goncourt de 1910, disparu en avril 1915 à Marcheville, à l’âge de 33 ans. Un square et le collège portent son nom. Ce dernier a été inauguré le 10 mai 1975.

Démographie

Dans les années 1920, le village comptait près de 500 habitants dont 15 commerçants, 18 artisans et près de 15 agriculteurs.

La population passe de 636 en 1975 à 755 en 2010.

Les jours scolaires, ce nombre augmente considérablement puisque plus de 700 élèves fréquentent les trois établissements scolaires. Actuellement, les habitants du village – et ceux du canton – peuvent encore bénéficier de la présence de plusieurs commerces, d’entreprises et de services divers. Au fil des années, certains disparaissent et laissent planer des inquiétudes pour l’avenir.

Cependant, le foyer de l’ADAPEIM ouvert en juin 1989 – il héberge vingt travailleurs -, la mise en place de la structure multi-accueil, inaugurée en juin 2008, l’installation imminente de la maison des services en 2014 et celle de la maison de la santé pluridisciplinaire, la forte vitalité des associations sportives et culturelles rendent de l’espoir.

Avec son Longeau, ses fleurs, Fresnes a infiniment de charme.

Successivement Henri Dory, Bernard Lemasson, Régine Trompette et leurs équipes municipales ont tenu à apporter un souffle nouveau.

Actuellement, avec ses projets, ses travaux engagés et concrétisés, l’avenir de nouvelles familles, le chef lieu de canton a une dimension affirmée.

Jeannine Preud’homme

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